Dans le diagnostic d’une fibre optique, d’un module de switch ou d’une borne Wi‑Fi, les unités dB et dBm reviennent souvent et se confondent facilement. Pourtant, le dBm indique un niveau de puissance, tandis que le dB exprime un écart, une perte ou un gain. Comprendre cette différence aide à interpréter les mesures et à diagnostiquer une liaison sans confondre puissance reçue et perte du signal.
La base : Qu'est-ce qu'un décibel ?
Le décibel est une unité logarithmique de rapport. Elle n'exprime pas une valeur absolue, mais la variation entre deux niveaux de puissance. Cette définition mathématique est la clé pour éviter les erreurs.
En télécommunications, le décibel se calcule ainsi :
dB = 10 × log₁₀(P₁ / P₀)
où P₀ est une puissance de référence et P₁ est la puissance mesurée. L'avantage du logarithme : compresser les grandes variations de puissance en nombres manipulables. Une perte de signal multipliée par 2 correspond à environ −3 dB. Une atténuation d'un facteur 10 (puissance divisée par 10) correspond à −10 dB.
Valeur absolue vs valeur relative : pourquoi c'est crucial
C'est la distinction qui explique tout : pourquoi on peut soustraire un dB d'un dBm, et pourquoi on ne peut pas additionner deux dBm.
Valeur relative (dB)
Le dB exprime un rapport entre deux puissances. C'est une différence, une perte ou un gain.
Propriété mathématique :
- log(A) − log(B) = log(A/B)
- Donc : dB = 10 × log₁₀(P₁/P₀) est une différence logarithmique
Conséquence pratique : Les dB s'additionnent et se soustraient linéairement :
- Perte 1 : 2 dB
- Perte 2 : 3 dB
- Perte totale : 2 + 3 = 5 dB
Valeur absolue (dBm)
Le dBm exprime une puissance absolue, par rapport à 1 mW.
Définition :
- dBm = 10 × log₁₀(P / 1 mW)
- 0 dBm = 1 mW (c'est la référence fixe)
- −10 dBm = 0,1 mW
- +5 dBm = 3,16 mW

Opérations mathématiques : ce qu'on peut faire
✅ dBm − dB = dBm (résultat absolu)
5 dBm − 4 dB = +1 dBm
Pourquoi ça marche ?
dBm − dB = 10 × log₁₀(P/1mW) − 10 × log₁₀(P₁/P₀)
= 10 × [log₁₀(P/1mW) − log₁₀(P₁/P₀)]
= 10 × log₁₀[(P/1mW) / (P₁/P₀)]
= dBm_final
❌ dBm − dBm ≠ dB (erreur !)
+5 dBm − (+3 dBm) ≠ 2 dB
Pourquoi c'est faux ? Parce que vous soustrairez deux valeurs absolues. Résultat : une valeur relative, mais pas comparable à un dB (qui est un ratio linéaire d'une perte mesurée).
❌ dBm + dBm ne veut rien dire (erreur !)
+5 dBm + +3 dBm ≠ +8 dBm
Vous ne pouvez pas additionner deux puissances logarithmiques directement. Convertissez en linéaire (mW), additionnez, puis reconvertissez.
✅ dB + dB = dB (additif)
2 dB + 3 dB = 5 dB
Les dB sont relatifs, ils s'additionnent linéairement.
dBm : Quand on introduit une référence absolue
Le dBm ajoute une référence spécifique au décibel : le milliwatt (mW). Il exprime donc une puissance absolue, pas un rapport.
dBm = 10 × log₁₀(P / 1 mW)
Concrètement, 0 dBm = 1 mW, −10 dBm = 0,1 mW, −30 dBm = 0,001 mW.
Voici le point critique : le dBm est absolu, le dB est relatif. Un transmetteur fibre optique FTTH émet typiquement à +3 ou +5 dBm. Après propagation sur 20 km avec des pertes de 0,2 dB/km, le signal reçu sera autour de +1 dBm (5 dBm − 4 dB). Si vous mesurez −20 dBm au récepteur, quelque chose cloche.
Bien comprendre la différence entre valeur absolu et relative
Valeur absolue :
Une mesure indépendante, ancrée à un point zéro fixe. Elle vous dit « combien » exactement.
Exemple :
- 5 °C = température absolue (point zéro = −273 °C, l'absence totale de chaleur)
- 3 mW = puissance absolue (point zéro = 0 mW, aucune puissance)
- −20 dBm = puissance absolue en fibre optique (point zéro = 1 mW)
Valeur relative :
Une comparaison entre deux quantités. Elle vous dit « combien de fois plus/moins ».
Exemple :
- +10 °C plus chaud = différence de température (relatif)
- 2 fois plus puissant = rapport de puissance (relatif)
- −3 dB = la puissance est divisée par 2 (relatif)
Applications pratiques : Où utiliser chaque unité
Mesurer l'atténuation avec le dB
Lors d'un diagnostic FTTH, vous utiliserez un réflectomètre optique (OTDR) ou un photomètre optique pour mesurer l'atténuation. Vous obtenez une valeur en dB : c'est la perte entre deux points.
Exemple OTDR :
- Perte sur la fibre jusqu'au premier répéteur : −3,5 dB
- Perte d'une épissure mécanique : −0,8 dB
- Perte d'une mauvaise courbure (macrocourbure) : −2,1 dB
Ces valeurs s'additionnent pour donner le bilan global. Si chaque segment est conforme (< 0,3 dB/km pour une fibre monomode standard), la liaison fonctionne.
Mesurer la puissance émise/reçue avec le dBm
Le dBm s'utilise pour vérifier les niveaux absolus à chaque équipement.
Exemple de mesure au récepteur FTTH :
- Seuil minimum acceptable : −27 dBm (dépend de l'équipement, consulter la fiche technique)
- Seuil optimal : entre −20 et −5 dBm
- Seuil de saturation : autour de 0 dBm
Si vous mesurez −32 dBm, le signal est trop faible (atténuation excessive) ; à −1 dBm, c'est bon mais en limite haute. Ces mesures guident votre diagnostique : elles vous indiquent où investir en maintenance.
Le dBm en Wi-Fi : Une application parallèle
Bien que cet article se concentre sur la fibre optique, le dBm est tout aussi présent en Wi-Fi. Comprendre les deux permet de mieux appréhender les mesures de puissance, qu'elles soient optiques ou radio.
Mesurer le signal Wi-Fi en dBm
En Wi-Fi, on ne parle jamais de dB de perte, on mesure directement la puissance reçue en dBm. Votre smartphone ou votre analyseur Wi-Fi affiche une valeur comme « −45 dBm » ou « −75 dBm ».
Seuils pratiques Wi-Fi :
- −30 dBm : Signal excellent, débit maximal possible
- −50 dBm : Bon signal, débit normal (streaming vidéo OK)
- −70 dBm : Signal faible, débit dégradé (chargement lent)
- −80 dBm : Très faible, connexion instable, déconnexions fréquentes
- −90 dBm et moins : Signal quasi-impossible à utiliser
Comparaison avec la fibre optique :
| Aspect | Fibre optique | Wi-Fi |
|---|---|---|
| Puissance reçue typique | −10 à −25 dBm | −30 à −80 dBm |
| Mesure de perte (dB) | Oui, calcul précis | Non, trop variable |
| Prévisibilité | Linéaire et stable | Chaotique (murs, réflexions) |
Pourquoi le Wi-Fi utilise le dBm et pas le dB ?
En fibre, vous pouvez dire : « J'ai perdu 5 dB entre le point A et le point B ». C'est reproductible et mesurable.
En Wi-Fi, vous ne pouvez pas le dire. La même distance entre deux points peut donner −40 dBm ou −70 dBm selon les murs, les interférences et les réflexions. Il n'y a donc pas de relation directe et linéaire entre la puissance émise et la puissance reçue. Nous allons voir que le dB est quand même utilisé pour une valeur importante le SNR (Signal Noise Ratio).
Surveiller vos connexions sans-fil depuis un contrôleur Wi-Fi Aruba

Les contôleurs WI-FI Aruba 7220, vous permettent de contrôler si les connexions Wi-Fi de vos utilisateurs sont optimales. Les 2 valeurs importantes à surveiller sont le SNR en dB et le NOISE FLOOR en dBm.
Sur un contrôleur Aruba 7220, ces deux valeurs décrivent le signal radio vu par le point d’accès, mais elles ne mesurent pas la même chose.
- Noise floor (dBm) : niveau de bruit de fond reçu sur le canal. Il est généralement négatif. Plus il est bas, mieux c’est : −95 dBm est plus clair que −85 dBm. Ce bruit comprend le bruit électronique et les interférences radio.
- SNR (dB) : écart entre le signal utile reçu et le bruit de fond. Plus le SNR est élevé, mieux le signal se détache du bruit.
La relation est :
SNR (dB) = niveau du signal reçu (dBm) − noise floor (dBm)
Exemple : un client est reçu à −65 dBm et le noise floor est à −95 dBm. Son SNR est donc de 30 dB. Si le bruit monte à −85 dBm avec le même signal, le SNR tombe à 20 dB : la connexion peut alors devenir moins stable ou négocier des débits plus faibles.
| SNR | Lecture Pratique |
|---|---|
| >= 30 dB | Très bon |
| 20-29 dB | Correct |
| 10-19 dB | Faible. Débits et stabilité peuvent se dégrader |
| <10 dB | Très mauvais. Inutilisable selon le débit et l’environnement |
À garder en tête : le SNR dépend du signal et du bruit. Un signal fort ne garantit donc pas un bon SNR si le canal est très bruité. Et un noise floor affiché par le contrôleur est une mesure radio côté AP, qui peut varier selon le canal, la largeur de bande, le matériel et la méthode de mesure . Elle compare surtout des valeurs prises dans des conditions similaires.
Surveiller vos connexions fibres en entreprise
Avec les switch Aruba, notamment le 8400x, qui est un switch de coeur de réseau, pour un port fibre, vous pouvez vérifier la puissance émise et reçu sur ce port. Ces paramètres sont très importants pour détecter une éventuelle panne ou dégradation de performance sur votre réseau.
Commande CLI Aruba AOS-CX :
show interface numéro-interface transceiver detail
Exemple avec une FO multimode entre 2 équipements du même datacenter en SFP+ 10G :

Ce que montrent les valeurs :
- Module : HPE/Aruba J9150D, SFP+ 10GBASE-SR, 850 nm, connecteur LC, fibre multimode. La mention « supported » indique que le module est reconnu comme pris en charge par l’interface.
- Température : 26,1 °C et tension : 3,3049 V : rien d’inquiétant à première vue.
- Tx Power : −2,57 dBm : puissance émise par ce module. C’est dans la plage généralement spécifiée pour le J9150D, environ −7,3 à −1 dBm.
- Tx Bias : 5,194 mA : courant électrique qui alimente le laser émetteur du transceiver. Cette valeur seule ne signale pas de problème évident.
- Rx Power : −3,07 dBm : puissance reçue par ce module depuis l’autre extrémité. C’est un niveau assez fort, mais encore dans la plage de réception publiée pour ce modèle : la sensibilité est autour de −11 dBm et la limite haute est proche de 0 à +0,5 dBm, selon la spécification consultée.
En clair, −3 dBm n’est pas un signal trop faible. Il reste environ 8 dB au-dessus de la sensibilité de réception, et près de 3 dB sous la limite haute indiquée par cette fiche. Les seuils exacts peuvent varier selon la révision du module et sa fiche constructeur.
Exemple avec une fibre monomode à 100G entre 2 équipements dans 2 datacenter distants :

Cette sortie montre un transceiver HPE/Aruba 100G CWDM4 reconnu comme compatible sur le port 1/1/6. Il utilise une fibre monomode (SMF), deux connecteurs LC et peut relier des équipements jusqu’à 2 km. Le débit est réparti sur quatre voies optiques.
Les niveaux optiques sont affichés par voie. Pour le R0Z30A, le guide HPE indique une plage d’émission de −6,5 à +2,5 dBm et une plage de réception de −11,5 à +2,5 dBm par voie.
N'oubliez pas qu'une valeur proche de 0 indique une puissance optique plus forte.
- Tx Power : les quatre voies sont dans la plage d’émission spécifiée.
- Rx Power : les quatre voies sont aussi dans la plage de réception spécifiée. Elles ne sont donc ni proches de la limite basse, ni proches de la limite haute.
- Tx Bias : c’est le courant qui alimente le laser de chaque voie. Les valeurs varient d’une voie à l’autre ; sans seuils DOM propres au module ou historique de référence, elles ne permettent pas à elles seules de diagnostiquer un défaut. Elles sont beaucoup plus élevées que celles du SFP+ 10G vu précédemment, mais les deux modules ne sont pas directement comparables.
- Température : 31,3 °C ; tension : 3,2834 V : rien d’alarmant ne ressort de ces seules mesures.
Mesures critiques en fibre optique
| Paramètre | Unité | Seuil typique | Remarque |
|---|---|---|---|
| Atténuation fibre monomode (1310 nm) | dB/km | < 0,22 | Standard ITU-T G.652 |
| Atténuation fibre monomode (1550 nm) | dB/km | < 0,35 | Longueur d'onde infrarouge |
| Puissance optique émise (ONT/OLT) | dBm | +3 à +5 | Adapter selon l'équipement et la distance |
| Puissance optique reçue (minimum) | dBm | −27 | Seuil de sensibilité du récepteur |
| Puissance optique reçue (plage idéale) | dBm | −20 à −5 | Bonne marge, risque de saturation au-delà de −3 dBm |
| Perte d'insertion par épissure | dB | < 0,1 | Fusion arc de qualité |
| Perte d'insertion par connecteur | dB | < 0,5 | SC : ~0,3 dB, LC : ~0,2 dB |
Lire les paramètres ONT de votre Livebox
Une fois connecté sur l'interface de votre Livebox, il faut cliquer sur Informations Système -> Onglet ONT

Dans l’ensemble, l’ONT semble correctement connecté et en service.
- Connexion : true et état O5_Operation : l’ONT est enregistré auprès du réseau fibre et fonctionne. O5 est l’état opérationnel normal d’un ONT GPON.
- Débit maximal pris en charge : 10 000 Mbps : cela décrit la capacité annoncée par l’ONT, pas le débit réel de votre abonnement ni celui mesuré chez vous.
- Puissance optique reçue : -21,426 dBm : c’est une valeur généralement compatible avec une liaison GPON fonctionnelle. Elle est plutôt du côté faible de la plage habituelle, mais le statut opérationnel est bon. La valeur seule ne permet pas de diagnostiquer un problème.
- Puissance émise : 3,764 dBm : mesure d’émission optique de l’ONT ; elle ne signale pas à elle seule un défaut évident.
- Température : 69 °C : c’est la valeur qui mérite le plus d’attention. Elle peut être élevée selon le modèle et la façon dont la Livebox expose cette mesure. Assurez-vous que la box est dans un endroit ventilé, sans être enfermée ni posée sur une source de chaleur. Si elle reste à 70 °C ou si vous constatez des coupures, redémarrages ou une baisse de débit, contactez Orange avec ce relevé.
- Bias 1,9 mA, tension 3,1 V : mesures internes de l’émetteur optique et de l’alimentation de l’ONT. Rien ne ressort comme anomalie évidente à partir de ces seules valeurs.
En bref : état fibre normal, puissance reçue plausible ; surveillez surtout la température si elle reste à 70 °C ou s’accompagne de symptômes.
FAQ : diagnostic fibre optique
C'est simplement une question de référence. Le dBm utilise 1 mW comme point zéro : 0 dBm = 1 mW. Toute puissance inférieure à 1 mW donne une valeur négative. En fibre longue distance, le signal s'atténue naturellement, donc on reçoit moins de 1 mW—d'où les dBm négatifs. C'est normal et attendu. L'important est que le récepteur reste capable de décoder le signal : un seuil typique est −27 dBm pour un équipement FTTH standard.
Un photomètre optique simple suffit pour la plupart des diagnostics FTTH. Mesurez la puissance en dBm au point d'émission (ou notez la puissance nominale de l'équipement), puis mesurez au récepteur. La différence en dB est votre atténuation totale. Sur une fibre de longueur connue, divisez par la distance pour obtenir le dB/km. Un OTDR est plus précis (il localise exactement les événements), mais photomètre optique suffit pour un diagnostic rapide.
Cela dépend de votre équipement. Consultez la fiche technique du récepteur (seuil de sensibilité minimum) et du transmetteur (seuil de saturation maximum). Typiquement, −27 dBm est le minimum pour un équipement FTTH standard, et −20 dBm est une bonne marge. Si c'est −25 dBm, vous êtes proche de la limite et une dégradation supplémentaire causera des erreurs. Optimisez : nettoyez les connecteurs, vérifiez l'épissure, identifiez les courbures.
Le dBm est omniprésent en Wi-Fi, mais l'approche diffère de la fibre. En Wi-Fi, vous mesurez la puissance reçue absolue en dBm (−50 dBm = bon signal), mais vous n'utilisez jamais de budget en dB comme en fibre, car la propagation radio est trop chaotique. Consultez la section « Le dBm en Wi-Fi » ci-dessus pour les seuils pratiques et les cas d'usage concrets.
Oui, typiquement. Le dB/km stable au fil des années indique une fibre saine. Une augmentation soudaine du dB/km (passant de 0,22 à 0,3) suggère une oxydation, une microfissure ou un problème environnemental (humidité, corrosion). Un dB/km qui augmente progressivement indique un vieillissement normal du matériau ou une dégradation lente de la gaine protectrice. Un OTDR périodique permet de détecter les tendances.
Oui, annuellement au minimum. Les capteurs optiques dérivent avec le temps et la température. Un calibrage simple (utiliser une référence certifiée ou renvoyer l'équipement) prend une heure et économise des jours de diagnostique inutile. Une dérive de 1-2 dB peut vous faire conclure à tort qu'une liaison est dégradée.
Un connecteur légèrement poussiéreux introduit 0,5-2 dB de perte. Très sale (résidus, humidité) : 5-10 dB ou plus. Un nettoyage simple (lingette isopropanol, coup d'air comprimé, pas de contact direct) retrouve généralement 90 % de la performance. Sur une liaison déjà atténuée (−24 dBm reçus), 2 dB de connecteur sale peut faire basculer au-dessous du seuil. C'est une maintenance rapide et souvent oubliée.
Conclusion
La distinction entre dB et dBm aide à lire correctement les mesures en fibre optique, sur les modules de switch et en Wi‑Fi : le dB exprime une perte ou un gain, le dBm un niveau de puissance.
Comparez chaque relevé aux spécifications de l’équipement et aux conditions de mesure avant de conclure à une dégradation. Pour vos prochaines interventions, consignez les résultats dans un benchmark de diagnostic et consultez notre guide comparatif des modules SFP, QSFP, SR et LR.